Cette chanson est née dans le rythme d'un “La la la” joueur, et je me suis vraiment amusée avec les mots pour en écrire les paroles.
De ce jeu de sonorités, le motif “laisser les loups là" m’a particulièrement interpellée. J'ai été inspirée par l’image d'une meute hurlant le long dune rivière tandis qu’un voilier prenait le vent.
Ce n'est pas grave si ce n'était pas réaliste. D'abord, mon imagination est un univers rempli de planètes fantasy où tout est possible. Ensuite, j'aime bien transcender les feelings sous des métaphores. Et enfin, j'avais vraiment des choses à dire sur le sujet.
Les loups, que je trouve pourtant souvent magnifiques, étaient déjà devenus des figures symboliques. Ils étaient les peurs, parce que le loup est un archétype de la peur ancestrale. Ils étaient les critiques, les attaques, les gens qui mordent. Et pour moi, à ce moment là, à travers l’atmosphère angoissante générée par l’idée de leurs hurlements, ils étaient surtout un son glaçant : celui des manipulateurs. Mais même si j’avais une cible précise en tête, j’ai écrit dans un registre symbolique, donc chacun peut y projeter ses propres loups.
C’est une chanson que j’avais voulue légère, fluide, aérienne. La mélodie qui m’était venue m’avait donné une impression de mouvement, de souffle, de voyage, comme dans un conte ou une nouvelle fantasy. Il y avait dans ma première image ce voilier qui partait, et le fil de mon inspiration a suivi son départ.
Le vent est devenu un motif central, les paroles de la chanson ont suivi le souffle de ses rafales, dans un élan de voiles, d’espace et de liberté. A travers l’idée de laisser derrière soi ce qui est nuisible, le ton d’espièglerie de mon “La la la”, et cette expression de candeur joueuse que je ressentais depuis le début prenait tout son sens.
J’ai volontairement caché tout ce que je ciblais sous des images poétiques, pour que la poésie prenne le pas sur leur représentation, et pour que leur forme poétique puisse accueillir tout ce que chacun voudrait y mettre.
Le dernier couplet ouvre la chanson sur le voyage : vers l'amour, vers les autres, vers l'idée de transmettre quelque chose d’édifiant et d'intemporel d'une personne à l'autre.
Si le vent est un guide, alors l'amour est le chemin lui-même.
Paroles
VOICI LE VENT
Derrière le mur, se secouent les bambous,
A l’air des murmures sifflant dessous,
Mais voici le vent, qui, tout doux, fait frémir
Les flots au devant du navire.
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Laisser hurler, le long de l’eau, les loups !
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Lever les voiles et laisser les loups là !
La la la …
Les laisser là et coule la rivière,
Les faux-ci les faux-ça et les faussaires de vers,
Les laisser là et coule la rivière.
La la la …
La la la…
Voici le vent, qui, tout doux, fait frémir
Les flots au devant du navire,
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Laisser hurler, le long de l’eau, les loups !
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Lever les voiles et laisser les loups là !
La la la …
Les laisser là et coule la rivière,
La la la …
Les laisser là et coule la rivière.
Aux ailes du vent, suivre l’amour
Soufflé aux enfants depuis toujours,
Un chemin ouvert au prochain qui voudra,
Ce qu’il reste à faire est : tendre les bras,
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Laisser hurler, le long de l’eau, les loups !
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Lever les voiles et laisser les loups là !
La la la …
Les laisser là et coule la rivière,
Les faux-ci les faux-ça et les faussaires de vers,
Les laisser là et coule la rivière.
La la la …
La la la…
Voici le vent, qui, tout doux, fait frémir
Les flots au devant du navire,
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Laisser hurler, le long de l’eau, les loups !
Saisir le souffle, et au vent qui vole,
Lever les voiles et laisser les loups là !
La la la …
Les laisser là et coule la rivière,
La la la …
Les laisser là et coule la rivière.